Rencontrer avant d’interpréter · Coaching et formation en neurodiversité

Celles qui fonctionnent mais s’effondrent en silence

Celles qui fonctionnent mais s'effondrent — podcast Les NeuroDivines

Cet épisode aborde des sujets sensibles : le burn-out, le suicide et les dépendances. Prends soin de toi en le lisant, et reviens-y plus tard si ce n’est pas le bon moment. Des ressources d’aide sont disponibles en bas de cette page.

Aujourd’hui, j’ai envie de te parler à cœur ouvert. Pas en format conseil, pas en format solution, mais en format vérité.

Il y a une image qui m’habite : celle d’une femme qui marche avec des griffures sur la peau, une fatigue dans les os, un cœur qui bat trop fort — mais qui ne sait pas d’où viennent ses marques. Elle porte les traces de quelque chose, mais elle n’a jamais vu l’ours. J’ai été cette femme. Et j’en accompagne tous les jours.

Le prix invisible du camouflage

Des femmes qui « fonctionnent » aux yeux du monde : elles s’occupent de leurs enfants, de leur entreprise, de leur famille. On les appelle autonomes, compétentes, solides. Mais ce qu’on ne voit pas, c’est la tension constante qu’elles doivent soutenir pour le rester. Ce que ça coûte d’avoir l’air « normal ».

Et ça, ce n’est pas un caprice ni une faiblesse. C’est le prix qu’on paie quand on est autiste ou TDAH et qu’on ne le sait pas. Quand on a appris à tout masquer, à s’adapter à un monde qui n’a jamais été pensé pour nous. Ça laisse des traces — dans le corps, dans le cœur, dans la santé mentale.

Les chiffres qu’on minimise

Entre 70 et 80 % des personnes autistes ou TDAH vivront avec au moins un autre enjeu de santé mentale : anxiété, dépression, burn-out, troubles alimentaires, TOC. Et chez les adultes autistes sans déficience intellectuelle, le risque de suicide est nettement plus élevé que dans la population générale.

Malgré ça, on continue de dire que « c’est à la mode », de douter de celles qui s’identifient plus tard, de minimiser des parcours de femmes qui, pendant des décennies, n’ont jamais su mettre un mot sur ce qu’elles vivaient. Et quand on n’a pas ce mot, on se perd, on accumule les diagnostics, on finit par croire qu’on est brisée — alors qu’on est souvent juste mal comprise.

Celles qui n’ont pas « les bons symptômes »

Je pense aussi à celles qui se suradaptent, qui vont bien en apparence mais ne dorment plus, qui se contrôlent dans tout, qui mangent pour s’apaiser, travaillent pour oublier. Des femmes qui vivent en survie constante sans s’en rendre compte — pas parce qu’elles sont fragiles, mais parce qu’elles sont neurodivergentes et qu’on ne leur a jamais dit. Même dans les services de santé mentale, on les rate : une étude britannique a montré que près d’une personne sur cinq en suivi psychiatrique remplissait les critères de l’autisme, mais qu’une infime proportion avait reçu un diagnostic officiel.

Ce qui a changé pour moi

Le jour où j’ai compris que j’étais autiste, tout a commencé à se réorganiser. Non, ça n’a pas tout guéri. Mais j’ai arrêté de me battre contre moi-même. J’ai pu faire de la place pour mes besoins, mes limites, ma vérité. J’ai pu créer une vie plus douce, moins bruyante. Et rencontrer d’autres femmes qui, elles aussi, portaient les marques de l’ours sans avoir eu le droit de le nommer.

Si tu ressens ce flou, cette fatigue, cette impression que quelque chose t’échappe — je t’invite à aller un peu plus loin. Tu n’es pas brisée. Tu es peut-être juste mal comprise. Et surtout : prends soin de toi, à ta manière, à ton rythme.

Écoute l'épisode #34

Lire la transcription de l'épisode

Aujourd'hui, j'ai envie de te parler à cœur ouvert. Pas en format conseil, pas en format solution, mais en format vérité. Parce qu'on me demande souvent pourquoi je fais ce travail, pourquoi j'ai créé Les NeuroDivines. Ces dernières semaines, j'ai eu besoin de me reposer la question. Cet épisode, c'est une réponse un peu brute, qui parle de santé mentale, d'autisme, de TDAH, et de toutes celles qui « fonctionnent » mais qui s'épuisent en silence. Si tu es dans un moment plus fragile, sache que j'aborde aujourd'hui des sujets comme le burn-out, le suicide, les dépendances. Écoute seulement si tu sens que c'est juste pour toi maintenant. Sinon, garde cet épisode pour plus tard, il t'attendra.

Il y a une image qui m'habite depuis quelque temps : celle de l'ours. Pas un vrai ours, une métaphore. Une femme qui marche avec des griffures sur la peau, une fatigue dans les os, un cœur qui bat trop fort, mais qui ne sait pas d'où viennent ses marques. Elle porte les traces de quelque chose, mais elle n'a jamais vu l'ours. Et moi, j'ai été cette femme-là, et j'en accompagne tous les jours. Des femmes qui « fonctionnent » aux yeux du monde, qui s'occupent de leurs enfants, de leur entreprise, de leur famille, mais qui, en dedans, s'effondrent lentement, silencieusement. On les appelle autonomes, compétentes, solides. Mais ce qu'on ne voit pas, c'est la tension constante qu'elles doivent soutenir pour le rester, tout ce que ça coûte d'être en apparence « normal ».

Et ça, ce n'est pas un caprice, ce n'est pas une faiblesse. C'est le prix qu'on paie quand on est autiste ou TDAH et qu'on ne le sait pas, quand on a appris à tout masquer, quand on s'est construite en s'adaptant à un monde qui n'a jamais été pensé pour nous. Ça laisse des traces, dans le corps, dans le cœur, dans la santé mentale. Les chiffres le confirment : entre 70 et 80 % des personnes autistes ou TDAH vont vivre avec au moins un autre enjeu de santé mentale — anxiété, dépression, burn-out, troubles alimentaires, TOC, bipolarité. Et chez les adultes autistes sans déficience intellectuelle, le risque de suicide est sept fois plus élevé que dans la population générale. Sept fois. Et malgré ça, on continue de dire que c'est à la mode, de douter de celles qui s'identifient plus tard, de minimiser les parcours de femmes qui, pendant 30, 40, parfois 60 ans, n'ont jamais su mettre un mot sur ce qu'elles vivaient.

Quand on n'a pas ce mot-là, on cherche, on se perd, on accumule les diagnostics, les médicaments, les thérapies. On pense qu'on est brisée, alors que souvent, on est juste mal comprise. Je veux aussi parler de celles qui n'ont pas « les bons symptômes » : celles qui se suradaptent, qui vont bien en apparence mais ne dorment plus, qui se contrôlent dans tout, qui mangent pour s'apaiser, boivent pour ralentir ou travaillent pour oublier. Des femmes qui vivent en survie constante sans jamais s'en rendre compte, pas parce qu'elles sont fragiles, mais parce qu'elles sont neurodivergentes et qu'on ne leur a jamais dit. Même dans les hôpitaux, les bureaux de psychologues, les services de santé mentale, on les rate. Une étude a montré que près d'une personne sur cinq en suivi psychiatrique remplissait les critères de l'autisme, mais que seulement 0,5 % avaient reçu un diagnostic officiel. Des années à souffrir, à essayer de fonctionner, sans qu'on nomme ce qui se passe vraiment. Et le pire, c'est qu'avec le temps, on finit par croire que c'est nous le problème.

Moi, le jour où j'ai compris que j'étais autiste, tout a commencé à se réorganiser. Non, ça n'a pas tout guéri, mais j'ai arrêté de me battre contre moi-même. J'ai pu faire enfin de la place pour mes besoins, mes limites, ma vérité. J'ai pu créer une vie plus douce, moins bruyante, moins exigeante. Et j'ai pu rencontrer d'autres femmes comme moi, qui avaient porté les marques de l'ours mais n'avaient jamais eu le droit de le nommer. Si tu ressens ce flou, cette fatigue, cette impression que quelque chose t'échappe, je t'invite à aller un peu plus loin. J'ai créé deux ressources douces et concrètes : le forfait Dépistage Express, pour t'aider à clarifier si tu te reconnais dans un profil autistique, et un programme gratuit de 60 minutes pour comprendre et prévenir le burn-out autistique. Merci à toi de m'avoir écoutée jusqu'ici, et surtout, prends soin de toi, à ta manière, à ton rythme, toujours.

Deux ressources douces pour aller plus loin

Si tu ressens ce flou, cette fatigue, cette impression que quelque chose t’échappe, j’ai préparé deux ressources pour toi.

Un programme gratuit de 60 minutes pour comprendre et prévenir le burn-out autistique.

Et le Dépistage Express, pour clarifier si tu te reconnais dans un profil autistique.

RESSOURCES D’AIDE

Si tu traverses une période difficile, tu n’es pas seule. Des ressources sont disponibles :

  • Ligne québécoise de prévention du suicide : 1 866 APPELLE (1 866 277-3553), 24 h/24, 7 j/7
  • Info-Social : 811 (option 2), partout au Québec
  • Service de crise du Canada : 9-8-8

Tu ne vois pas venir ton épuisement ?

C’est normal, et il y a une raison. Ta facture énergétique n’arrive pas le jour même, elle arrive deux ou trois jours plus tard. Le quiz te montre où part ton énergie et quels signaux ton corps t’envoie avant de lâcher.

Faire le quiz, 4 minutes

Vous pourriez également aimer