Rencontrer avant d’interpréter · Coaching et formation en neurodiversité

Le courage d’enlever le masque : revenir à soi, couche par couche

Le courage d'enlever le masque — podcast Les NeuroDivines

Aujourd’hui, j’ai envie de commencer par un souffle. Un vrai. Un de ceux qui relâchent la pression derrière les yeux, qui détendent les épaules, et qui murmurent : « ok, tu peux arrêter de faire semblant, là. »

Parce que pendant des années, j’ai porté des masques. Et pas juste un — des dizaines. La fille compétente, la collègue rapide, la coach positive, la mère patiente, la professionnelle qui s’adapte. Et pourtant, à l’intérieur, c’était souvent flou, comme si je jouais un rôle dans un film sans trop savoir qui j’étais quand les caméras s’éteignaient.

Le camouflage, c’est plus que « bien paraître »

On parle de plus en plus du camouflage ou masking en anglais — et tant mieux. Mais ce qu’on oublie parfois, c’est à quel point c’est épuisant de jouer un rôle, même dans les endroits où on est censées être soi-même.

Je ne parle pas juste de se maquiller et de sourire en société. Je parle de masquer ses besoins, de retenir ses larmes, de forcer un contact visuel. Parfois, pour certaines d’entre nous, c’est même de rire à une blague alors que tout en soi est tendu — juste pour ne pas déplaire, pour ne pas faire de vagues.

Pourquoi ça demande du courage

Enlever le masque, ça demande du courage. Le courage de dire « je suis peut-être différente, et ce n’est pas un défaut ». Le courage de ne pas tout comprendre tout de suite — ça non plus, ce n’est pas toujours évident, même pour moi. Le courage de ralentir, pour se permettre de sentir au lieu de rester dans le tourbillon de la performance.

Et le courage d’accepter d’être dans l’inconfort. Parce que certaines émotions ne sont pas négatives — elles nous dérangent, simplement. Apprendre à rester avec elles, c’est déjà un pas vers soi.

Tu n’as pas à t’expliquer pour être

Je ne te propose pas de réponses toutes faites. Je te propose des points d’ancrage, des mots qui apaisent, des invitations à t’écouter. Il y aura des épisodes où tu hocheras la tête, d’autres qui viendront te bousculer doucement, et peut-être des moments où tu ne seras pas d’accord avec moi. Et c’est parfait.

Mais je te promets une chose : ici, tu n’as pas à t’expliquer pour être. Tu as juste à être toi, dans le moment.

Deux questions douces à emporter

Je te laisse avec deux questions, à laisser infuser dans ta journée :

  • Et si tu étais déjà assez, sans avoir à prouver quoi que ce soit — ni à toi-même, ni aux autres? Qu’est-ce que ça te permettrait? Qui deviendrais-tu?
  • Et si tu déposais le masque, ne serait-ce qu’un instant?

Tu n’as pas à tout enlever d’un coup. Juste à commencer, couche par couche, à revenir vers toi.

 

Lire la transcription de l'épisode

Aujourd'hui, j'ai envie de commencer cette saison par un souffle. Un vrai, un de ceux qui relâchent la pression derrière les yeux, qui détendent les épaules et qui murmurent : ok, tu peux arrêter de faire semblant, là. Parce que ce podcast, c'est un espace pour ça. Un lieu pour enlever doucement les couches et revenir à soi. Et je vais te dire, il y en a des couches, après, nos oignons.

Pendant des années, j'ai porté des masques. Et pas juste un, des dizaines. La fille compétente, la collègue rapide, la coach positive, la mère patiente, la professionnelle qui s'adapte. Et pourtant, à l'intérieur de moi, c'était souvent flou, comme si je jouais un rôle dans un film sans trop savoir qui j'étais quand les caméras s'éteignaient. Quand je revenais chez nous le soir, c'était comme : toute la journée j'ai joué ces rôles-là, maintenant, c'est qui que je suis? Puis je pense qu'avec le diagnostic, c'est venu mettre encore plus de conscience par rapport à ces rôles-là que je me forçais à jouer.

Est-ce que toi aussi, tu connais ça, le camouflage? On en parle de plus en plus, puis c'est tant mieux. Par contre, ce qu'on oublie parfois, c'est à quel point c'est épuisant de jouer un rôle, même dans les endroits où on est censées être nous-mêmes. Je ne parle pas juste de se maquiller puis de sourire en société. Je parle de masquer nos besoins, de retenir nos larmes, de trop forcer un contact visuel. Parfois, pour certaines d'entre nous, ça peut être aussi de rire à une blague alors que tout en soi est tendu, mais pour ne pas déplaire, pour ne pas faire trop de vagues.

Donc ce podcast, pour moi, c'est un espace pour déposer ces morceaux-là. Et cette saison-ci, j'ai envie de t'y inviter pleinement, pas juste comme une auditrice, mais comme une co-marcheuse. Parce que oui, c'est du courage que ça prend. Le courage de dire « je suis peut-être différente, puis ce n'est pas un défaut ». Le courage aussi de ne pas tout comprendre tout de suite — ça, ce n'est pas encore évident, toujours, pour moi, je te le dis. Et ça prend du courage de dire « c'est correct, je ne comprends pas en ce moment, je vais laisser déposer, puis je vais revenir par la suite, quand je vais avoir plus de recul ».

C'est le courage aussi de ralentir, pour se permettre de sentir et de ne plus être dans ce tourbillon de performer, d'être ci ou ça, mais vraiment de revenir, de ralentir, de se dire « je me permets de vivre ce que je suis en train de vivre », que ce soit des émotions agréables ou des émotions qui nous dérangent. Ce n'est pas qu'elles sont négatives, ces émotions-là, elles nous dérangent. Et c'est d'accepter aussi d'être dans l'inconfort.

Donc je ne propose pas des réponses toutes faites. Je te propose des points d'ancrage, des mots qui apaisent, des invitations à t'écouter. Il va y avoir des épisodes où tu vas hocher de la tête en m'écoutant, puis d'autres où ça va venir te bousculer doucement, ou peut-être que tu ne seras juste pas d'accord avec moi. Puis c'est bien correct. Je te promets une chose par exemple : ici, tu n'as pas à t'expliquer pour être. Tu as juste à être toi dans le moment, puis à prendre conscience, puis à te laisser porter par les mots que je dis, puis à te faire une idée après ça.

Donc, pour ce premier épisode, je te laisse avec deux questions douces à emporter dans ta journée. Et si tu étais déjà assez, sans avoir à prouver quoi que ce soit, que ce soit pour toi-même ou pour les autres? Qu'est-ce que ça te permettrait? Qui deviendrais-tu? Et si tu déposais le masque, ne serait-ce qu'un instant?

Tu n’as pas à enlever le masque toute seule

Déposer le masque, ça se fait couche par couche, et bien plus doucement quand on n’est pas seule. Dans la communauté des NeuroDivines, tu trouves un espace où tu n’as rien à prouver — juste à être toi. Si tu te reconnais, viens t’asseoir avec nous.

 Et si une question commence à monter en toi — « est-ce que je pourrais être neurodivergente? » — je t’ai préparé un guide gratuit, tout doux, pour t’aider à y réfléchir à ton rythme : « Le diagnostic, est-ce vraiment pour moi? »

 

Vous pourriez également aimer

Celles qui fonctionnent mais s'effondrent — podcast Les NeuroDivines
Celles qui fonctionnent mais s’effondrent en silence

Tant de femmes neurodivergentes « fonctionnent » aux yeux du monde, mais s’effondrent en silence. Dans cet épisode à cœur ouvert, je parle du prix invisible du camouflage, de santé mentale et de burn-out — et de ce qui a changé le jour où j’ai compris que j’étais autiste.