Il y a des jours où tu te sens relativement stable.
Et d’autres où tout devient plus intense : le bruit, les demandes, les émotions, la fatigue, la difficulté à initier une tâche, l’impression que ton cerveau “n’embarque pas”.
Si tu es une femme AuDAH (autiste + TDAH) — diagnostiquée, en démarche, ou simplement en questionnement — je veux te dire quelque chose de très clair :
Ce fait que “ça varie” ne te rend pas moins légitime.
Ça te rend… vivante. Et surtout : ça te donne des informations.
Parce que le AuDAH n’est pas un état fixe.
C’est une interaction dynamique entre ta biologie et tes expériences.
1) Le AuDAH n’existe pas “en vase clos”
On a souvent appris à parler d’autisme et de TDAH comme si c’était uniquement une affaire de cerveau.
Mais en réalité, ton cerveau n’est pas séparé du reste de toi.
Ton fonctionnement se déploie dans un corps.
Un corps avec des hormones. Un système nerveux. Un sommeil. Une digestion. Une énergie fluctuante. Une histoire. Un contexte social. Une charge mentale.
Et c’est là que ça devient libérateur :
Tu n’as pas besoin de te forcer à rentrer dans une version “stable” de toi pour te comprendre.
Tu peux plutôt apprendre à lire ce qui influence ton système.
2) Système nerveux : sécurité vs survie
Une des clés les plus concrètes, c’est le système nerveux autonome :
- Quand tu te sens en sécurité (dans ton corps, dans ton rythme, dans ton environnement), tu as plus d’accès à tes fonctions : clarté, focus, souplesse, patience, régulation émotionnelle.
- Quand ton système est sous pression (stress, surcharge, conflits, imprévus, manque de repos), ton corps fait ce qu’il est conçu pour faire : te protéger.
Et ça peut se traduire par :
- plus d’irritabilité ou de sensibilité sensorielle
- plus de fatigue (même si tu “n’as pas tant fait”)
- plus de rigidité ou au contraire plus de dispersion
- de la procrastination, du figement, de l’inertie
- une difficulté à décider ou à prioriser
Ce n’est pas un manque de volonté.
C’est un signal : ton système est en mode adaptation.
3) Hormones : la variable dont on parle trop peu
Chez les femmes AuDAH, l’influence hormonale est souvent immense — et pourtant sous-estimée.
Puberté, grossesse, postpartum, péri-ménopause, ménopause…
Même les fluctuations cycliques peuvent changer :
- ton énergie
- ton sommeil
- ton niveau d’anxiété
- ta tolérance au bruit / à la lumière / aux interactions
- ta capacité d’initiation, de planification, de focus
Donc oui, tu peux avoir l’impression que tes traits “s’intensifient” à certaines périodes.
Et non, ça ne veut pas dire que tu régresses.
Ça veut dire : ton corps traverse une phase où il a besoin d’autre chose.
4) Génétique + environnement : le duo inséparable
Il ne faut pas sous-estimer l’interaction nature – environnement.
En d’autres mots :
Tu peux avoir une prédisposition (génétique, neurobiologique), et ton vécu et ton contexte modulent comment ça se manifeste.
Les facteurs qui peuvent amplifier ou atténuer les traits :
- un environnement de travail très exigeant (ou très soutenant)
- la charge mentale à la maison
- la qualité du repos (et le droit au repos)
- les attentes sociales et le masking
- les transitions de vie (déménagement, séparation, nouveau rôle, proche malade, etc.)
C’est pour ça que deux femmes AuDAH peuvent se ressembler… et être totalement différentes dans leurs besoins.
5) Chevauchements : quand d’autres réalités se superposent
Beaucoup de femmes AuDAH vivent aussi, à différents moments :
- anxiété
- épuisement / burnout (autistique ou mixte)
- trauma
- troubles du sommeil
- douleurs, inflammation, migraines, etc.
Et ces réalités-là ne sont pas “à côté”. Elles interagissent avec ton fonctionnement.
Parfois, ce que tu appelles “mon AuDAH est pire”, c’est en fait :
- un système nerveux à bout
- un manque de récupération
- une période hormonale plus difficile
- une surcharge sensorielle continue
- un contexte où tu dois trop te contenir
Le but n’est pas de tout mettre dans la même boîte.
Le but, c’est de reprendre du pouvoir : comprendre ce qui contribue à ton état actuel.
6) La question qui change tout : “Qu’est-ce que mon système essaie de me dire?”
Au lieu de te demander :
“Qu’est-ce qui ne marche pas avec moi?”
Essaie, doucement :
- Qu’est-ce qui a changé dernièrement?
- Qu’est-ce qui est plus demandant, plus bruyant, plus rapide?
- Est-ce que je dors vraiment?
- Est-ce que je suis dans une période hormonale particulière?
- Est-ce que je me sens en sécurité dans mon rythme?
- Est-ce que je porte trop (mentalement, émotionnellement, socialement)?
Ce ne sont pas des questions pour te diagnostiquer.
Ce sont des questions pour te respecter.
Parce que le AuDAH, ce n’est pas “un problème à régler”.
C’est un fonctionnement à comprendre et à soutenir.
Avant même la question du diagnostic, il y a celle du coût.
Que tu sois diagnostiquée ou en questionnement, le camouflage te coûte quelque chose. Le quiz te dit combien, et ce que ton corps essaie de te dire.
Et si tu n’avais plus à faire ça seule?
C’est exactement pour ça que j’ai créé Les AuDAHcieuses.
Un espace d’accompagnement neuro-inclusif, doux et concret, où on peut :
- mettre des mots sur ce qui se passe (sans jugement)
- relier les points entre biologie, hormones, système nerveux, contexte
- trouver des pistes réalistes, adaptées à ton rythme
- arrêter de te comparer à une norme qui t’épuise
Si ça résonne, je t’invite à aller voir les détails ici :https://lachanceholistique.com/personne-neurodivergente/
Si tu préfères en discuter avec moi, réserve un appel de connexion avec moi en cliquant ici: https://my.linkpod.site/connexion



