Tu es coach.
Tu veux faire du bien. Aider. Accompagner. Écouter.
Et pourtant… parfois, tu sens que quelque chose ne passe pas.
Un lien qui se brise.
Une séance qui bloque.
Un·e client·e qui s’éteint, fuit, ou devient confus·e.
Et si ce n’était pas toi ?
Et si ce n’était pas non plus lui ou elle ?Et si c’était simplement… une neurodivergence mal accueillie ?
Même avec les meilleures intentions du monde, on peut blesser.
Souvent sans le vouloir.
Alors aujourd’hui, on va explorer 5 erreurs fréquentes que les coachs (même les bons !) peuvent faire… et surtout comment les éviter.
L’intention ne suffit pas : l’impact compte
Tu peux être bienveillant·e, doux·ce, respectueux·se.
Mais pour une personne neurodivergente, certains mots, certains cadres ou certaines postures peuvent activer :
⚡ du stress
⚡ un sentiment de rejet
⚡ une surcharge cognitive
⚡ ou un repli protecteur
Ce n’est pas parce que la personne est “fragile”.
C’est parce que son cerveau fonctionne différemment.
Et la bonne nouvelle ?
Tu peux t’ajuster, sans renier ton style de coaching.
5 erreurs fréquentes à éviter (et leurs alternatives)
❌ 1. Chercher à “normaliser” le comportement
🛑 Exemples entendus :
« Tu pourrais juste t’organiser différemment. »
« Essaie de penser positif. »
« Avec un peu de discipline, tu vas y arriver. »
Pour une personne ND, ces phrases peuvent être vécues comme une invalidation de son fonctionnement profond.
Tu veux aider… mais la personne reçoit : « Tu es anormale, corrige-toi. »
✅ À faire à la place :
Soutiens sans “corriger”. Demande :
« Qu’est-ce qui fonctionne bien pour toi, même si c’est différent ? »
« Qu’est-ce qui te permet de te sentir accueilli dans ce que tu vis ? »
❌ 2. Invalider un diagnostic ou minimiser la neurodivergence
🛑 « C’est juste une étiquette, ça ne te définit pas. »
🛑 « Tout le monde est un peu TDAH, non ? »
⚠️ Même si ton intention est de libérer la personne… tu peux nier une partie essentielle de son identité.
✅ À faire à la place :
« Merci de me partager ça. Est-ce que tu veux que j’en tienne compte dans notre travail ensemble ? »
« Y a-t-il des éléments liés à ton diagnostic qui influencent comment tu veux vivre le coaching ? »
❌ 3. Structurer trop vite, trop fort
🛑 « Quel est ton objectif SMART pour ce trimestre ? »
🛑 « Qu’est-ce que tu veux atteindre exactement ? »
Certaines personnes ND ont du mal à définir un objectif clair d’emblée.
Elles ont besoin de temps, de cheminement, de clarification progressive.
✅ À faire à la place :
« On peut clarifier le changement que tu veux vivre au fil des rencontres, si tu veux. »
« Est-ce que tu préfères explorer d’abord, puis revenir à un objectif ou un changement que tu veux vivre plus tard ? »
❌ 4. Interpréter les silences comme de la résistance
🛑 « Tu bloques ? »
🛑 « Est-ce que tu évites quelque chose ? »
Mais peut-être que la personne :
- A besoin de plus de temps de traitement
- Est en surcharge sensorielle
- Est juste… en train d’intégrer à sa manière
✅ À faire à la place :
« Je t’accorde tout l’espace dont tu as besoin. »
« Tu veux qu’on fasse une pause ou qu’on reformule ensemble ? »
❌ 5. Forcer la verbalisation émotionnelle
🛑 « Dis-moi comment tu te sens. »
🛑 « Qu’est-ce que tu ressens là, dans ton corps ? »
Certaines personnes ND ont un accès plus difficile au langage émotionnel.
Ce n’est pas un manque d’intelligence émotionnelle. C’est une façon différente de la vivre.
✅ À faire à la place :
« Si c’est plus facile, tu peux me le décrire en image, en sensation, ou même en couleurs. »
« Est-ce que tu veux qu’on passe par un autre canal pour explorer ça ? »
En résumé
Tu n’as pas à devenir expert·e en autisme, TDAH ou dys.
Mais tu peux :
Remplacer le jugement par la curiosité
Offrir un cadre souple, sans perdre ton professionnalisme
Écouter ce qui ne se dit pas avec des mots
Tu veux aller plus loin ?
Je t’offre un appel de connexion gratuit pour qu’on explore ensemble tes propres réflexes, et comment les adapter à la réalité des client·es ND.
📅 Mon prochain atelier est listé dans le calendrier d’ICF Québec : https://icfquebec.org/Calendrier-des-activites
Ta posture peut devenir un refuge.
Un espace où la différence n’a pas besoin d’être justifiée pour exister.
Et c’est là… que le coaching devient vraiment transformateur



