Aujourd’hui, je t’invite dans un espace intime, pour parler d’un sujet encore trop tabou : la rencontre entre l’autisme et la ménopause. Parce qu’il y a quelque chose de profondément particulier, et souvent douloureusement invisible, dans cette intersection.
Si tu es dans la quarantaine et que tu es autiste (diagnostiquée ou autodiagnostiquée), tu fais partie de la première génération de femmes autistes à avoir des mots pour parler de cette expérience.
Ce que révèle l’étude « Struggling for Years »
Cette grande étude internationale, co-créée par des femmes autistes et des chercheurs, a recueilli le vécu de plus de 500 femmes autistes dans 24 pays. Ce qui en ressort, c’est un cri du cœur. Beaucoup décrivent des années de lutte silencieuse, sans savoir que leurs symptômes étaient liés à la ménopause.
Imagine : quand on est déjà habituée à une sensibilité accrue, à des difficultés à décoder ses signaux internes, à de la fatigue chronique et de l’anxiété — qu’est-ce qui se passe quand des bouleversements hormonaux viennent intensifier tout ça? Certaines parlent d’une perte de repères sensoriels, d’une hypersensibilité accrue à la lumière, aux sons, aux odeurs. D’autres, d’une inertie amplifiée, d’une difficulté à passer à l’action — sans comprendre pourquoi.
Et trop souvent, les professionnels de la santé répondent « c’est juste la ménopause » ou « c’est dans votre tête, prenez un antidépresseur ». Mais le vécu des femmes autistes est différent, et il mérite d’être écouté.
Une deuxième révélation
Pour les femmes diagnostiquées tardivement, la ménopause peut être comme une deuxième révélation. Une cliente m’a dit : « Annie, j’ai l’impression que mon cerveau a fondu. » Moi-même, vers 42-43 ans, avant mon diagnostic, je doutais de moi, je me sentais dépassée, envahie par des vagues d’émotions — comme un retour à l’adolescence. Je cherchais une explication rationnelle, avant de comprendre que c’était mon corps qui me parlait autrement.
La périménopause peut aussi réveiller des traumas, réactiver l’anxiété, brouiller les pensées. Et quand on est autiste, on n’a pas toujours les mots — mais le corps, lui, crie. C’est là que la communauté prend tout son sens : un espace où être crue, vue, entendue.
4 stratégies douces
L’étude mentionne plusieurs stratégies qui ont aidé les femmes à traverser cette période :
- Apprendre à reconnaître tes signaux internes (l’interoception), même si ça prend du temps, quitte à demander de l’aide.
- Alléger les stimulations sensorielles au quotidien : lumières plus douces, rythme ralenti, bruits ambiants diminués.
- T’entourer de personnes neuroaffirmatives — thérapeutes, coachs, proches — qui comprennent ton fonctionnement sans le juger.
- Explorer des approches douces pour le corps : yoga (pour certaines), respiration consciente, mouvements intuitifs, et un sommeil respecté, presque comme un rite sacré.
Tu n’es pas brisée
Ce que tu vis est normal — ce n’est juste pas le même « normal » que celui de la majorité. Tu n’es pas en train de virer folle. Il y a quelque chose au niveau hormonal, amplifié parce que tu es une femme autiste. Ton corps change, sa chimie change, mais toi, tu restes la même. Et dans cette traversée, tu as le droit d’être soutenue, entourée, comprise selon ton propre mode de fonctionnement.
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Aujourd'hui, je t'invite dans un espace intime, un espace où on ose parler d'un sujet encore trop tabou, surtout quand il touche des femmes comme toi et moi, des femmes neurodivergentes, des femmes autistes qui vivent ou s'apprêtent à traverser la ménopause. Parce qu'il y a quelque chose de profondément particulier, souvent douloureusement invisible, dans cette rencontre entre deux grandes réalités de nos vies : l'autisme et la ménopause. Aujourd'hui, je te partage ce que révèle une grande étude internationale intitulée « Struggling for Years » — un titre qui en dit déjà long. L'étude a été co-créée par des femmes autistes et des chercheurs, et elle met en lumière ce que tant de femmes vivent dans le silence.
Si tu es dans la quarantaine et que tu as été diagnostiquée ou que tu t'identifies comme une femme autiste, tu fais partie de la première génération de femmes autistes qui va avoir des mots pour parler de son expérience. Dans cette étude, plus de 500 femmes autistes de 24 pays ont partagé leur vécu. Ce qui ressort, c'est un cri du cœur, un appel à la reconnaissance et à la compréhension. Beaucoup disent avoir vécu des années de lutte silencieuse, sans savoir que les symptômes qu'elles ressentaient étaient liés à la ménopause. Parce qu'imagine : quand on est déjà habituée à une sensibilité accrue, à des difficultés à décoder ses propres signaux internes, à une fatigue chronique, à de l'anxiété, qu'est-ce qui se passe quand des bouleversements hormonaux viennent intensifier tout ça?
Certaines parlent d'une perte de repères sensoriels, d'une augmentation de la douleur, d'une hypersensibilité accrue à la lumière, aux sons, aux odeurs — tout devient insoutenable. D'autres racontent comment la ménopause a amplifié leur inertie, leur difficulté à passer à l'action, les laissant se sentir paralysées sans comprendre pourquoi. Et trop souvent, les professionnels de la santé leur ont dit « c'est juste la ménopause, c'est normal », ou pire, « vous exagérez, c'est dans votre tête, prenez un antidépresseur ». Mais le vécu des femmes autistes est différent, et il mérite d'être écouté.
Je travaille avec des femmes autistes ou TDAH souvent diagnostiquées tardivement, et la ménopause, dans ce contexte, c'est comme une deuxième révélation. Une cliente m'a dit : « Annie, j'ai l'impression que mon cerveau a fondu, je me sens comme une femme de Cro-Magnon. » Moi, avant mon diagnostic, vers 42-43 ans, j'avais déjà commencé à ressentir des changements hormonaux. Il m'est arrivé de douter de moi, de me sentir dépassée, envahie par des vagues d'émotions, comme un retour à l'adolescence. Je me disais : j'ai une expérience de vie, j'ai géré tellement de crises… qu'est-ce qui se passe avec moi? Je cherchais une explication rationnelle avant de comprendre que c'était mon corps qui me parlait autrement.
La périménopause ou la ménopause peut aussi réveiller des traumas, réactiver l'anxiété, brouiller les pensées. Et quand on est une femme autiste, on n'a pas toujours les mots, mais notre corps, lui, il crie, et il ne crie pas à peu près. C'est là que l'importance d'une communauté prend tout son sens : un espace où tu peux en parler, être crue, vue, entendue. Alors qu'est-ce qu'on fait avec tout ça? La première chose, c'est de nommer, de mettre des mots, parce que le silence isole, alors que nommer, c'est déjà commencer à remettre les morceaux ensemble.
L'étude mentionne plusieurs stratégies. Une, c'est d'apprendre à reconnaître ses signaux internes, même si ça prend du temps, quitte à demander de l'aide pour mieux comprendre l'interoception. Deux, alléger les stimulations sensorielles au quotidien : mettre des lumières plus douces, ralentir le rythme, diminuer les bruits ambiants. Moi, je n'avais jamais porté autant attention aux lumières; en périménopause, les néons, les lumières intenses, je ne suis plus capable. Trois, s'entourer de personnes neuroaffirmatives, qui voient la neurodiversité pour ce qu'elle est et comprennent ton fonctionnement sans le juger — thérapeutes, coachs, proches, amis, collègues. Quatre, explorer des approches douces pour accompagner le corps : le yoga (ce n'est pas pour tout le monde, mais il a fait ses preuves), la respiration consciente, des mouvements intuitifs, et un sommeil respecté, une belle routine de sommeil qui devient presque un rite sacré.
Et surtout, ce que je t'invite à te rappeler : tu n'es pas brisée, tu n'es pas cassée. Ce que tu vis, c'est normal, ce n'est juste pas le même « normal » que celui de la majorité. Si tu traverses la ménopause ou que tu t'approches de la périménopause — en quarantaine, parfois même dans la trentaine — sache ceci : tu n'es pas seule, tu n'es pas en train de virer folle, même s'il y a des journées où tu dis « je me reconnais plus ». Il y a vraiment quelque chose au niveau hormonal que tu vis, et c'est amplifié parce que tu es une femme autiste. Tu n'as rien à prouver à personne. Ton corps change, la chimie de ton corps change, mais toi, tu restes la même. Et dans cette belle traversée, tu as le droit d'être soutenue, entourée, comprise selon ton propre mode de fonctionnement. Si tu connais une femme autiste en pleine tempête hormonale, envoie-lui cet épisode : c'est peut-être la bouée dont elle avait besoin.
Tu n’as pas à traverser ça seule
Si cet épisode t’a parlé, viens nous rejoindre dans la communauté des NeuroDivines, un espace où tu peux en jaser, être crue, vue et entendue, parmi des femmes qui comprennent.
Et si tu as besoin d’être écoutée ou d’en parler plus profondément, tu peux réserver un appel de connexion, sans pression.
Tu ne vois pas venir ton épuisement ?
C’est normal, et il y a une raison. Ta facture énergétique n’arrive pas le jour même, elle arrive deux ou trois jours plus tard. Le quiz te montre où part ton énergie et quels signaux ton corps t’envoie avant de lâcher.



