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TDAH ou autisme chez la femme : et si c’était les deux ?

Pendant longtemps, j’ai cru que j’étais juste « dans ma tête ». Trop sensible, trop dispersée, trop intense — et parfois pas assez. Pas assez constante, pas assez rapide, pas assez comme les autres. Puis un jour, j’ai entendu les mots « fonctions exécutives », « TDAH », « autisme ». Et là, tout s’est mêlé, parce que je me reconnaissais dans les deux.

Peut-être que toi aussi, tu te demandes : suis-je TDAH ou autiste? Et si c’était un mélange des deux? C’est une vraie question — surtout pour les femmes, parce que nos profils ne sont pas les profils dits « classiques ».

Pourquoi tant de femmes passent sous le radar

Les critères de diagnostic, autant pour l’autisme que pour le TDAH, ont longtemps été basés sur des jeunes garçons. Comme bien des systèmes, celui-ci a été pensé pour tout le monde sauf nous. Résultat : beaucoup de femmes — et de personnes du phénotype féminin — passent inaperçues. (Et oui, ce phénotype existe aussi chez certains hommes, qui se retrouvent alors dans une classe à part.)

Ce que le TDAH et l’autisme ont en commun

Quand on regarde les traits, les deux profils partagent beaucoup : l’impulsivité, la difficulté à réguler l’intensité émotionnelle, la surcharge mentale, l’hypersensibilité sensorielle, la difficulté avec le temps, l’organisation, la planification — tout ce qui touche aux fonctions exécutives. Et surtout, cette impression commune de « fonctionner autrement ». C’est facile de s’y perdre.

Ce qui les distingue

La racine, par contre, est souvent différente.

Chez les personnes TDAH, le cerveau cherche la nouveauté. L’attention fluctue selon l’intérêt. L’hyperactivité peut être visible, ou intérieure — ça bouge tout le temps dans le mental. Le chaos devient presque une forme familière.

Chez les personnes autistes (phénotype féminin), le cerveau cherche plutôt la prévisibilité. L’attention devient de l’hyperfocus. L’hyperstimulation sensorielle est centrale — chaque personne ayant son profil sensoriel unique. Et le chaos, lui, dérégule.

Et quand on vit les deux ?

La vérité, c’est que beaucoup de personnes vivent avec les deux profils à la fois — ou ont un profil qui échappe à toute catégorisation. Et c’est correct. Moi, par exemple, j’ai mes périodes plus TDAH, et d’autres où les traits autistiques reviennent plus fort, souvent avec le stress. Ça fluctue. Quand on commence à s’écouter, on repère les schémas, les déclencheurs, et on devient capable de s’ajuster avec douceur.

Tu n’as pas besoin d’une case parfaite

Tu n’as pas besoin d’un diagnostic formel pour te reconnaître. Tu n’as pas besoin d’un mot officiel pour commencer à honorer tes besoins. Ce qui compte, au bout du compte, ce n’est pas tant le nom — c’est la permission. La permission de te reposer, de t’écouter, de sortir de la comparaison et des étiquettes rigides.

Peut-être que tu es TDAH. Peut-être autiste. Peut-être les deux, comme moi. Et peut-être que tu es juste toi. C’est déjà bien en masse.

 

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Pendant longtemps, j'ai cru que j'étais juste dans ma tête. Trop sensible, trop dispersée, trop intense, puis parfois pas assez. Pas assez constante ou pas assez rapide, pas assez comme les autres. Puis un jour, j'ai entendu le mot « fonction exécutive », « TDAH » et un autre, « autisme ». Puis là, ça s'est tout mêlé, parce que je me reconnaissais dans les deux.

Peut-être que toi aussi, tu t'es demandé : est-ce que je suis TDAH ou autiste? Ça se peut que je sois un mélange des deux. Puis cette question-là, c'est une vraie question, surtout pour plusieurs femmes en ce moment, parce que nos profils ne sont pas dits classiques. On le sait que les profils, surtout au niveau de l'autisme et du TDAH, c'est basé beaucoup sur des jeunes garçons blancs. Ce système de diagnostic, comme plusieurs autres dans notre société, a longtemps été pensé pour tout le monde sauf nous, en l'occurrence beaucoup pour les hommes.

Et je fais un aparté ici : il y a des hommes, et j'en vois dans ma pratique, qui ont aussi des caractéristiques du phénotype féminin au niveau de la neurodivergence. Donc je ne veux pas catégoriser ni m'adresser seulement aux femmes. Mais il y a une grande prévalence, et ce n'est pas pour rien qu'on l'appelle le phénotype féminin.

Donc aujourd'hui, j'avais envie qu'on en parle. Pas pour cocher des cases ou te mettre dans une boîte, mais vraiment pour t'aider à te situer. Il y a des choses qui se ressemblent entre le TDAH et l'autisme. Quand on regarde les traits que ces deux conditions ont en commun, c'est facile de se perdre. On y retrouve, entre autres, de l'impulsivité, de la difficulté à réguler les émotions — moi je dis à réguler l'intensité émotionnelle —, la surcharge mentale, l'hypersensibilité sensorielle, la difficulté parfois à gérer le temps, à s'organiser, à planifier. Tout ça a un lien avec les fonctions exécutives. Et il y a cette impression, commune aux deux, de fonctionner autrement.

Par contre, la racine de ces comportements est souvent différente. Chez les personnes TDAH, le cerveau cherche la nouveauté, l'attention va fluctuer selon l'intérêt. L'hyperactivité est souvent visible, mais parfois elle est intérieure : ça bouge tout le temps dans le mental, dans le corps, sans que ce soit visible de l'extérieur. Pour ces personnes, le chaos est une forme presque familière de vivre.

Avec les personnes autistes — et là je parle du phénotype féminin — souvent le cerveau cherche la prévisibilité. Qu'est-ce qui va se passer? Si je fais ça, est-ce que ça va aller vers b? L'attention peut être hyper focalisée, ça devient de l'hyperfocus. Il y a une hyperstimulation sensorielle qui est centrale : tous les sens sont souvent exacerbés. Chez certaines, ce sont les lumières, les bruits; chez d'autres, les textures de vêtements ou d'aliments. On a toutes et tous un profil sensoriel différent. Et le chaos, lui, dérégule, c'est plus difficile.

Maintenant, la vérité, c'est qu'il y a beaucoup de personnes — des femmes, mais aussi des hommes — qui vivent avec les deux profils à la fois, ou qui ont un profil qui échappe à toute forme de catégorisation. Et c'est correct. Tu n'as pas besoin d'un diagnostic pour te reconnaître. Tu n'as pas besoin non plus d'un mot officiel pour commencer à honorer tes besoins et à te soutenir. Ce qui compte vraiment, ce n'est pas tant le nom, c'est de te donner la permission : la permission de te reposer, de t'écouter, de sortir de la comparaison et des étiquettes rigides.

Peut-être que tu te considères comme TDAH, peut-être que tu es autiste, peut-être les deux comme moi. Et peut-être que tu es juste toi. C'est déjà bien en masse. Moi, je sais que j'ai mes périodes TDAH, et quand il y a plus de stress, les traits autistiques reviennent plus fort. Des fois ça va super bien et je me dis « voyons, je ne suis pas autiste »; pourtant non, mon hypersensibilité sensorielle me le rappelle régulièrement. Ça peut fluctuer. Et quand on commence à s'écouter, à porter attention, on voit des schémas, des déclencheurs. On devient capable de dire : aujourd'hui, j'ai vraiment besoin de prévisibilité, je vais être plus douce avec moi, je vais ajuster mon horaire.

Ce que je veux que tu retiennes aujourd'hui, c'est que ce qui m'aide, c'est de mieux comprendre mon fonctionnement — et, encore plus, de m'accepter comme je suis, même si je ne rentre pas dans des cases parfaites. La question que je te laisse : dans ton quotidien, qu'est-ce qui te fait sentir vraiment toi, vivante? Et qu'est-ce qui te permettrait de t'en offrir un peu plus aujourd'hui?

Envie de te situer ?

Si, en m’écoutant, tu sens le besoin de mieux comprendre où tu te situes — sans recevoir un diagnostic formel — le Dépistage Express est là pour ça. C’est un accompagnement structuré, à l’aide de questionnaires validés et adaptés à la réalité féminine, pour t’aider à mettre des mots sur ton profil.

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