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T’es pas trop sensible — t’es vivante

T'es pas trop sensible, t'es vivante — podcast Les NeuroDivines

« T’es trop sensible. » Combien de fois on nous l’a dit? Parfois avec tendresse, parfois avec agacement, parfois même avec frustration. Et en dessous de ce message, il y a souvent un sous-texte : tu devrais ressentir moins, être plus dure, t’adapter.

Et si je te disais que ta sensibilité n’est pas un défaut, mais une faculté perceptive raffinée — et que c’est le monde autour qui est devenu sourd?

La sensibilité, une forme d’intelligence

Être sensible, ce n’est pas être fragile. C’est être perméable à ce qui est vivant autour de nous. C’est capter ce que d’autres filtrent ou ignorent : les tensions non dites, les lumières trop fortes, les sons trop secs, les incohérences relationnelles, les émotions présentes dans une pièce.

Et ce n’est pas qu’une impression. Des études le démontrent : le système nerveux des personnes neurodivergentes est plus réactif que celui des personnes neuro-typiques. Ce n’est pas un défaut — c’est un fonctionnement. Dans une société qui valorise le contrôle, la rapidité et l’efficacité, notre sensibilité devient une gêne, et on nous dit de nous calmer, de relativiser, de ne pas en faire une montagne. Mais ton système nerveux, lui, est en état d’alerte réel.

Se blinder mène au burn-out

J’ai longtemps voulu me blinder. Plus jeune, on me disait que je pleurais « pour rien ». Alors je me suis habituée à faire semblant de ne pas ressentir, à ne pas être bouleversée par tout ce qui était trop fort. Et finalement, ça m’a menée à des burn-out.

Parce que l’armure qu’on se construit finit toujours par craquer. Ce que j’ai compris, c’est que cette sensibilité est précisément ce qui me relie à moi-même, aux autres, et à la vie.

Ce dont ta sensibilité a besoin

Ta sensibilité n’a pas besoin d’être étouffée. Elle a besoin d’être honorée et protégée. Ce n’est pas une armure qu’il te faut, mais un contenant adapté : de la douceur envers toi-même, des rituels de régulation, le respect de ton rythme.

Et des relations qui ne te demandent pas de filtrer ce que tu ressens — où tu peux dire « est-ce qu’on peut baisser un peu la lumière? » ou « est-ce qu’on peut baisser le son? je n’arrive pas à me concentrer ». Des relations où tu te sens honorée et protégée.

Ta sensibilité comme boussole

Et si ta sensibilité était ton guide? Ce que tu ressens peut te montrer ce qui est juste, ce qui est trop, ce qui est nourrissant, ce qui est à réajuster. C’est une boussole très fine, un instrument qu’on apprend à accorder au fil de la vie — parce qu’il se désaccorde, et que chaque désaccord t’apprend à mieux t’accorder pour la suite.

Ce que j’aimerais te laisser : tu n’es pas trop. Tu es vivante. Tu es réceptive. Oui, ça rend parfois la vie plus intense — et c’est aussi ce qui te rend capable de percevoir la beauté là où d’autres passent sans regarder.

Et si ta sensibilité n’était pas un défaut à corriger, mais une sagesse à affiner?

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Cette semaine, j'ai envie de te parler de cette phrase qu'on entend trop souvent : « t'es trop sensible ». Combien de fois on nous l'a dit? Parfois avec tendresse, parfois avec agacement, peut-être même avec colère ou frustration. Et en dessous de ce message caché, c'est un peu comme si on nous disait : tu devrais ressentir moins, être plus dure, t'adapter. Et si je te disais que ta sensibilité, ce n'était pas un défaut, que c'est une faculté perceptive raffinée, et que c'est le monde autour qui est devenu sourd? Ce n'est pas toi qui entends trop.

La sensibilité, je trouve que c'est une forme d'intelligence. Être sensible, ce n'est pas être fragile, c'est être perméable à ce qui est vivant autour de nous, capter ce que d'autres vont filtrer ou ignorer : les tensions non dites, les lumières trop fortes, les sons trop secs, les incohérences relationnelles, les émotions dans une pièce. Être perméable au vivant, c'est ressentir plus, et surtout ressentir plus tôt. On perçoit plus facilement, plus rapidement. Il y a des études qui le démontrent : le système nerveux des personnes neurodivergentes est plus réactif que celui d'une personne neuro-typique. Ce n'est pas un défaut. On a toutes et tous des profils différents.

Dans une société qui valorise le contrôle, la rapidité, l'efficacité, notre sensibilité devient une gêne. On t'a peut-être déjà dit de te calmer, de relativiser, de ne pas en faire une montagne. Mais ton système nerveux, lui, est en état d'alerte réel. Qu'il ait raison ou pas d'être en alerte, il y a quelque chose qui a été ressenti. Et ce que la sensibilité demande, ce n'est pas une armure; moi je dis que c'est plutôt un contenant adapté. Ça demande de la douceur envers soi-même, de mettre en place des rituels, des pratiques pour mieux réguler cette sensibilité, parce qu'elle fait partie de nous — mais ce n'est pas parce qu'elle fait partie de nous qu'elle doit tout contrôler.

Ça demande du respect de notre rythme, d'avoir accès à des espaces sécuritaires de régulation : des endroits où tu vas te sentir respectée, où tu peux aller te déposer, seule ou en présence de quelqu'un qui te respecte et sait quoi faire quand tu vis une surcharge. Ça demande aussi des relations qui ne te demandent pas de filtrer ce que tu ressens, où tu peux dire « là, il y a trop de lumière, est-ce possible de la baisser un peu? Je trouve ça un peu trop fort pour moi en ce moment ». Ou « est-ce que tu peux baisser le son de la télé? Je ne suis pas capable de me concentrer sur ce que tu me dis ». Des relations où c'est possible de s'exprimer comme ça. Ta sensibilité n'a pas besoin d'être étouffée, elle a besoin d'être honorée et protégée. Il y a des choses que toi tu peux faire pour ramener de la sécurité dans ton corps, et d'autres qui font partie de ton environnement, de tes relations — des relations où tu te sens honorée, protégée.

Et si ta sensibilité, c'était ton guide? Parce que ce que tu ressens peut te montrer ce qui est juste, ce qui est trop, ce qui est nourrissant, et ce qui est à réajuster. Quand j'ai le goût de faire un projet et qu'il y a un aspect qui, je le sens dans mon corps, s'active, c'est un signal. Ta sensibilité, c'est une boussole très fine, un instrument qu'on apprend au cours de notre vie à accorder, parce qu'il se désaccorde. Et toutes ces expériences de désaccordement te permettent de mieux t'accorder pour le futur.

Moi, j'ai longtemps voulu me blinder. Plus jeune, on me disait que je pleurais pour rien. Alors je me suis habituée à dire « non, je ne pleure pas », à faire semblant de ne pas ressentir le malaise des autres. Je ne voulais plus être bouleversée par tout ce qui était trop fort, alors je me disais « je suis correcte, je vais me blinder ». Finalement, ça m'a amenée à des burn-out — je rime, mais ce n'est pas drôle. J'ai beaucoup de compassion et d'auto-dérision à la fois, parce que fondamentalement, je savais ce qui se passait, mais il y avait toujours cette voix qui disait « non, il faut que tu sois forte, t'es capable, t'as passé à travers des affaires difficiles ». À un moment donné, l'armure qu'on se crée, c'est frit. Ce que j'ai compris, c'est que cette sensibilité, c'est celle qui me relie à moi-même profondément, aux autres, et à la vie en général. C'est bon de ressentir la vie. Et c'est aussi d'apprendre, quand ça devient trop, ce que je peux faire pour ramener un peu de fluidité.

J'aimerais te laisser en te rappelant que tu n'es pas trop, que tu es vivante, que tu es une personne réceptive. Oui, parfois, ça rend la vie beaucoup plus intense. Et c'est aussi ce qui te rend capable de percevoir la beauté là où d'autres passent sans prendre le temps de regarder. Je te laisse avec cette question : et si ta sensibilité, ce n'était pas un défaut à corriger, mais une sagesse à affiner?

Un espace qui honore ta sensibilité

Ta sensibilité mérite des espaces qui ne te demandent pas de la filtrer. La communauté des NeuroDivines est l’un de ces lieux — où tu peux être pleinement toi, parmi d’autres femmes qui ressentent le monde comme toi.

Et si tu veux explorer comment honorer et réguler ta sensibilité au quotidien, on peut en jaser lors d’un appel de connexion, sans pression.

Et si tu mesurais ce que ça te coûte ?

Tu peux reconnaître le mécanisme sans savoir à quel point il te vide. Le quiz prend 4 minutes et te donne ton profil, tes trois signaux précoces, et un plan pour les jours où tu n’as plus accès à ton cerveau.

Faire le quiz c’est gratuit

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