Rencontrer avant d’interpréter · Coaching et formation en neurodiversité

Quand l’environnement fait la différence (et non ta volonté)

Ce n'est pas ta volonté, c'est ton environnement — podcast Les NeuroDivines

Pendant longtemps, j’ai cru que si je n’y arrivais pas, c’était parce que je manquais de volonté. Pas assez motivée, pas assez disciplinée, pas assez concentrée. Et puis, à un moment de mon parcours — surtout après mon diagnostic — j’ai compris une chose essentielle : bien souvent, c’était l’environnement qui n’était pas fait pour moi.

Un cerveau sensible au contexte

Dans ma vingtaine, je travaillais dans un bureau que je partageais, mais dès que je devais sortir dans l’open space — les néons, le bruit de fond, les tâches floues — ça me demandait une énergie folle. Je figeais, je devenais plus rigide, je masquais énormément, je paniquais doucement à l’intérieur. En rétrospective, je me suis épuisée à deux reprises à force d’essayer de me conformer.

Beaucoup d’entre nous, surtout les personnes autistes et TDAH, ont un cerveau sensible au contexte. Trop de stimulation, et on tombe en surcharge. Trop de monde, et on se met à masquer automatiquement — ce qui, à long terme, épuise. Pas assez de clarté dans les tâches, et on paralyse.

Le vrai levier : se soutenir, pas se contrôler

À force d’entendre certaines phrases, on finit par les internaliser : « je suis capable, je vais me forcer, je vais trouver une stratégie pour contourner ». Mais le vrai levier, ce n’est pas de mieux se contrôler. C’est de mieux se soutenir — et parfois, de demander ou de mettre en place des accommodements dans son environnement.

Des petits ajustements changent tout : changer ta chaise de place, travailler à la lumière naturelle, mettre des écouteurs à réduction de bruit, regrouper les tâches par type d’énergie plutôt que par catégorie. Ce n’est pas de la triche. C’est revenir à l’intelligence de ton corps. C’est une forme de soin.

Créer ses conditions, c’est se respecter

En coaching, je le vois souvent avec les femmes entrepreneures : on a la liberté de créer l’environnement qui nous soutient, et pourtant on recrée des cadres, des procédures, des processus qui vont complètement à l’encontre de notre fonctionnement réel.

Quand on commence à porter attention à ce qui se passe à l’intérieur, on fait de plus en plus de place à des décisions qui sont correctes pour nous — pas au détriment des autres, mais en cohérence avec qui on est.

Ce que j’aimerais que tu retiennes

Tu n’as pas besoin de plus de volonté. Ce qui compte, c’est d’amener plus de conscience et de mettre des mots sur ce qui te soutient vraiment. Ton fonctionnement est précieux. Et quand il est bien entouré, bien soutenu, c’est là que les choses peuvent vraiment commencer à s’épanouir.

 

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Pendant longtemps, j'ai cru que si je n'arrivais pas, c'était parce que je manquais de volonté, parce que je n'étais pas assez motivée, pas assez disciplinée, pas assez concentrée. Puis à un moment donné dans mon parcours, j'ai compris une chose essentielle : souvent, c'était que l'environnement n'était pas fait pour moi. J'y ai beaucoup réfléchi après avoir reçu mon diagnostic, il y a quelques années.

Je donne un exemple simple. Dans ma vingtaine, je travaillais pour une ville, dans un greffe, au niveau juridique. Il y avait les fameuses archives, c'était plein de néons. On travaillait en open space; moi, heureusement, j'avais un bureau que je partageais avec une collègue, et ça, c'était bien. Par contre, quand je devais sortir dans l'open space, ça me demandait énormément d'énergie : une pièce trop éclairée, du bruit de fond, et parfois une structure pas claire. Quand ce n'était pas clair, j'allais clarifier, baliser. Mais s'il y avait trop de tâches floues, une version de moi pouvait figer, devenir plus rigide, masquer énormément, paniquer doucement à l'intérieur et commencer à s'épuiser. C'est ce qui m'est arrivé dans ma vingtaine : j'ai tellement essayé de masquer, de comprendre et de me conformer que je me suis épuisée à deux reprises.

Maintenant, si on se place dans un espace calme, avec des repères visuels clairs, de la place pour respirer, du silence ou de la musique douce — parfois, mon côté sensoriel aime travailler avec un beat de musique focus qui me fait danser sur ma chaise tout en gardant mon focus — ces petites choses dans l'environnement changent tout. Donc ce que je veux que tu saches, ce n'est pas que tu manques de volonté. Parfois, c'est l'environnement où tu navigues qui n'est pas adapté.

Beaucoup d'entre nous, surtout chez les personnes autistes et TDAH, ont un cerveau sensible au contexte. S'il y a trop de stimulation, on devient en surcharge. S'il y a trop de gens autour de nous, on peut se mettre à masquer automatiquement, et le masquage régulier crée un épuisement à long terme — c'est un mécanisme de survie. S'il n'y a pas assez de clarté dans les tâches, ou si le cadre n'est pas assez clair, ça se peut qu'on paralyse, ou qu'on ait de la misère à prendre des décisions parce qu'il manque de détails.

À travers ton parcours, ça se peut que tu aies entendu certaines phrases et que tu les aies internalisées, au point de devenir ta propre pire ennemie : « franchement, je suis capable, j'étais capable avant, je vais me forcer, je vais trouver une stratégie pour contourner ». Mais le vrai levier, ce n'est pas de mieux se contrôler. C'est de trouver des façons de mieux se sentir soutenue, de mieux se soutenir soi-même, et parfois de demander des accommodements dans l'environnement — ou de les mettre en place toi-même, si tu es à ton compte et que tu as un certain contrôle sur ton environnement.

C'est quelque chose que je vois souvent en coaching avec les femmes que j'accompagne comme entrepreneures : se permettre de créer l'environnement idéal pour nous soutenir. Parce qu'on a cette liberté-là. Mais parfois, on a tendance à recréer des cadres, des procédures, des processus qui vont complètement à l'encontre de notre fonctionnement réel. Créer des conditions favorables, c'est vraiment une forme de soin, une façon de prendre soin de soi. Quand tu commences à faire des petits ajustements pour honorer ton fonctionnement, ce n'est pas de la triche : tu honores ton système nerveux, tu ramènes de la sécurité.

Ça peut être de changer ta chaise de place, de travailler à la lumière naturelle, de regrouper les tâches par type d'énergie plutôt que par catégorie. Par exemple, si tu fais encore tes rapports de taxes toi-même, faire une portion, puis ajouter une tâche qui te donne de l'énergie pour balancer. Ce n'est pas de la paresse, c'est revenir à l'intelligence de ton corps. C'est quelque chose que je travaille beaucoup : l'intelligence du corps. Quand on porte plus attention à ce qui se passe à l'intérieur, on fait de plus en plus de place pour prendre des décisions correctes pour nous, pas au détriment des autres. Parfois, simplement changer de pièce, mettre des écouteurs à réduction de bruit ou des bouchons, ça suffit à donner une pause à ton système nerveux et à retrouver l'élan. Le but, c'est de ramener de la sécurité dans ton système nerveux.

Ce avec quoi j'aimerais te laisser aujourd'hui, c'est que tu n'as pas besoin de plus de volonté. Ce qui est important, c'est d'amener plus de conscience, de mettre des mots sur ce qui te soutient vraiment. Notre fonctionnement est précieux, et quand il est bien entouré, bien soutenu, c'est là que les choses peuvent vraiment commencer à s'épanouir. Si jamais ça résonne avec toi, envoie-moi un message, on pourra peut-être se jaser et voir comment tu peux commencer aujourd'hui à créer un environnement qui soutient ton système nerveux — qui l'honore — et à passer du discours « je manque de volonté » à « je me donne le droit de créer un environnement sécuritaire pour mon système, pour pouvoir m'épanouir ».

Et si on regardait ton environnement ensemble ?

Si ça résonne et que tu as envie d’explorer ce qui te soutiendrait vraiment, on peut en jaser lors d’un appel de connexion, sans pression — pour voir comment commencer, dès aujourd’hui, à créer un environnement qui honore ton système nerveux.

Et si tu cherches un espace pensé pour ton fonctionnement, avec d’autres femmes qui se reconnaissent, la communauté des NeuroDivines t’attend.

 

Et si tu mesurais ce que ça te coûte ?

Tu peux reconnaître le mécanisme sans savoir à quel point il te vide. Le quiz prend 4 minutes et te donne ton profil, tes trois signaux précoces, et un plan pour les jours où tu n’as plus accès à ton cerveau.

Faire le quiz c’est gratuit

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